Les champs d’action

Photographie de Lionel Groulx à son bureau de L'Action française, 1925. CRLG, Fonds Lionel-Groulx (P1/T1, 2.15).

Photographie de Lionel Groulx à son bureau de L'Action française, 1925. CRLG, Fonds Lionel-Groulx (P1/T1, 2.15).

Lorsque Lionel Groulx prend les commandes de la revue en octobre 1920, il élargit son champ d’intérêts et lui donne en quelque sorte la personnalité qui la fera connaître. On parle maintenant de littérature, de religion, d’histoire, de politique, de questions sociales et économiques. En 1918, il inaugure la série des « grandes enquêtes » : la revue se concentre pendant une année entière sur un thème qu’elle fouille systématiquement. On s’interroge par exemple sur « Nos forces nationales », « La défense de notre capital humain » ou « Le problème économique » (l’économie est un sujet à l’époque peu traité par les intellectuels). L’enquête qui passera à l’histoire, et dont l’écho résonne encore aujourd’hui, est « Notre avenir politique », en 1922, au cours de laquelle l’idée d’un État français indépendant est relancée. En parallèle, les membres (directeurs) de la Ligue poursuivent leur guérilla, à coups de lettres et de déclarations, réclamant une plus grande présence du français partout. De plus, L’Action française fait œuvre d’édition et offre à de jeunes auteurs l’occasion de s’affirmer dans un monde littéraire en émergence.